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Les chiffres clés

8

Centres de nutrition accueillent

400

enfants jusqu’à 5 ans

250 €

Coût annuel de prise en charge d’un enfant

AFU : 8 centres de nutrition en Haïti

Haïti Association Fraternité Universelle (AFU)

Ce projet est à l’origine de la création de la Fondation Cécile Barbier
de La Serre : Françoise et René de La Serre s’y sont fortement impliqués dès 2001, après avoir rencontré Frère Francklin. Cette expérience a beaucoup compté dans leur décision de créer leur structure philanthropique.

Il en a inspiré les principes essentiels :

  • il concerne des enfants de moins de 5 ans, vivant dans les zones les plus déshérités d’Haïti, pays de langue française parmi les plus pauvres du monde ;
  • il répond à leurs besoins les plus élémentaires : nutrition, santé, éveil et scolarisation ;
  • il est géré par des Haïtiennes, les Petites Sœurs de l’Incarnation, avec l’active participation des parents. Une association française, l’AFU (Association Fraternité Universelle) suit le bon déroulement de ces projets.

Nourrir, accueillir et former

La malnutrition est un problème majeur de santé publique en Haïti : elle cause plus de 40 % des décès avant l’âge de 5 ans. Face à ce constat, la Congrégation des Petits Frères et des Petites Sœurs de l’Incarnation (PFI/PSI) a ouvert des centres de nutrition,  principalement sur le Plateau Central. Fournir deux repas par jour aux enfants bénéficie à leur stabilité psychique, à une meilleure santé et de meilleures performances intellectuelles.

Le premier centre de nutrition infantile s’est ouvert en 1986 dans une hutte à même la terre pour une vingtaine d’enfantsLes années suivantes, neuf installations semblables ont été réalisées pour accueillir 500 enfants. En 2002, il a été décidé de leur substituer des constructions en dur bâties sur des dalles avec des couvertures de tôle puis d’en augmenter progressivement le nombre.

Autour des responsables des centres de nutrition, Petites Sœurs de l’Incarnation, 60 moniteurs et monitrices encadrent les enfants et animent les centres. Les équipes comprennent aussi des agents logistiques, du personnel de cuisine et d’entretien, des auxiliaires de santé, des infirmiers, des travailleurs sociaux qui apprécient l’évolution des enfants.

Accueillis entre 8 à 12 h, 4 jours par semaine, les enfants bénéficient de 2 repas chauds complets par jour. Entre les 2 repas, chaque centre apporte aussi

  • des soins de santé : lavage des mains, contrôle du poids et psychomoteur, clinique mobile…
  • des formations à l’intention des parents des plus jeunes,
  • la préscolarisation des enfants de 3 à 5 ans.

L’accès aux centres est gratuit mais une participation des parents est requise pour les responsabiliser : apport de bois, d’eau, respect des consignes générales liées à la santé de leurs enfants.

Ainsi depuis sa création et jusqu’en 2018 14 centres ont été ouverts pour accueillir jusqu’à 1000 enfants de 6 mois à 5 ans. Les familles qui accompagnent les enfants pouvaient, dans une certaine mesure, bénéficier des repas fournis par le centre.

Toutefois la crise politique qui secoue le pays depuis l’été 2018  accroît la faim et la malnutrition et les centres de nutrition ne peuvent plus faire face à la demande croissante de nourriture des parents, frères et sœurs des petits auxquels les centres sont destinés. Aussi en 2018 une réflexion a été menée sur la gestion des priorités qui a conduit à une réorganisation centrée sur la priorité aux enfants en bas âge.

En 2019 plusieurs centres de nutrition ont été intégrés aux écoles primaires. Les écoles primaires de la Fraternité accueillent donc désormais ces petits qui sont suivis sur les plans nutritionnel, médical et éducatif.

En 2020, 8 centres de nutrition ont fonctionné pendant 9 mois seulement en raison de la crise sanitaire et accueilli près de 500 enfants de 6 mois à 5 ans (contre 12 en 2018) dont 6 ont été intégrés aux écoles primaires à proximité:

  • un à Jacmel dans le sud du pays,
  • un à Petit Place Cazeau (banlieue de port au Prince)
  • Quatre situés sur le Plateau Central: Rincon, Layaille, Dos Palais, Pandiassou

Les centres de nutrition plus éloignés des écoles que sont celui de Clory et de Bassin Zim situés sur le Plateau Central  ont pu continuer à accueillir en moyenne 50 enfants 4 jours par semaine.

Quatre centres, plus éloignés, sont restés fermés, faute de moyens financiers.

Depuis la mise en œuvre progressive de ces dispositions:
– les bébés et les enfants sont suivis par l’équipe de la clinique de Pandiassou où ils reçoivent les soins nécessaires à leur âge,
– 45 enfants de plus de 4 ans, sont entrés en classe en pré-scolaire (équivalent de la maternelle) où ils sont nourris à la cantine.
– Des monitrices, spécialement formées, se déplacent dans les centres adossés aux écoles, qui nourrissent les petits, pour surveiller leur éveil et leur hygiène .

Il apparait que le système fonctionne bien même si les graves troubles politiques, émeutes, banditisme, grèves ont perturbé la vie de tous.

En 2020, le budget des 8 centres de nutrition s’est élevé à 74 000 € : 15% pour l’alimentation des enfants des 4 centres-crèches du Plateau Central et des employés, 60% pour le fonctionnement des 8 centres, le solde pour assurer le suivi médical des enfants, les frais d’entretien, de transport et administratifs.

En 2021 la fondation soutient l’AFU dans la réouverture de 2 centres de nutrition situés sur le Plateau central et continuer à faire fonctionner les 8 centres de nutritions qui accueillent 400 enfants.

La Fondation a octroyé à l’AFU 65 825 € en 2020 et 66 500 € en 2021 : 50 000 € sur ses fonds propres et 16 500 € de dons reçus.

Entre 2005 et 2020, le soutien à l’AFU représente  23 % du total des financements octroyés par la Fondation.